Aux jeunes Polonais : construisez votre vie sur le Christ et le roc de l’Église
"Dans le cœur de chaque homme - a dit le Saint-Père - il y a le désir d’une maison. Le désir d’avoir sa propre maison est encore plus grand dans un cœur jeune... Le rêve d’une maison dont on puisse être orgueilleux... Ce n’est rien d’autre que le désir d’une vie pleine, heureuse, réussie. N’ayez pas peur de ce désir... Ne vous découragez pas à la vue de maisons écroulées, de désirs évanouis... Le Créateur, qui infuse dans un jeune cœur l’immense désir de bonheur, ne l’abandonne pas ensuite lors de la difficile construction de cette maison qui s’appelle la vie".
Construire sur le roc...
"Comment construire cette maison appelée vie ? Jésus...nous encourage à la construire sur le roc. C’est seulement ainsi que la maison ne s’écroulera pas. Mais que veut dire construire sur le roc ? Cela veut dire avant tout construire sur le Christ et avec le Christ... Cela veut dire construire sur la base qui s’appelle amour crucifié".
Le Christ, a poursuivi Benoît XVI, "qui nous connaît mieux que nous-mêmes, nous dit... “tu es digne de mon estime et je t’aime”. Construire sur le roc c’est construire avec quelqu’un qui est toujours fidèle, même si nous ne le sommes pas toujours, car il ne peut pas se renier lui-même... C’est construire avec quelqu’un qui se penche constamment sur le cœur blessé de l’homme et qui lui dit “je ne te condamne pas, va et maintenant ne pêche plus”... N’ayez pas peur de tout miser sur le Christ ! Ayez la nostalgie du Christ comme fondement de la vie !".
Construire sur le roc, a encore précisé le Pape signifie également "construire sur quelqu’un qui a été refusé", rappelant ce que disait saint Pierre de Jésus : “La pierre vivante rejetée des bâtisseurs, mais choisie et précieuse aux yeux de Dieu”. Le fait inégalable du choix de Jésus par Dieu ne cache pas le mystère du mal, à cause du quel l’homme est capable de rejeter celui qui l’a aimé jusqu’à la fin. Ce refus de Jésus... se poursuit dans l’histoire de l’humanité et arrive jusqu’à nos jours... Souvent Jésus est ignoré,... il est proclamé roi du passé, mais non du présent et encore moins de l’avenir, il est cantonné dans le placard des demandes et des personnes qui ne devraient pas parler à voix haute en public. Si lors de la construction de la maison de votre vie vous rencontrez ceux qui méprisent la base sur laquelle vous construisez, ne vous découragez pas ! Une foi forte doit traverser des épreuves. Une foi vivante doit toujours grandir. Notre foi en Jésus...doit souvent se confronter avec le manque de foi des autres".
...sans craindre les contrariétés
Mais pour construire sur le roc, il faut aussi "être conscient qu’il y aura des contrariétés... Le Christ comprend non seulement le désir de l’homme à avoir une maison solide, mais est pleinement conscient de tout ce qui peut également ruiner le bonheur de l’homme. Ne vous étonnez donc pas des contrariétés !.... Un édifice bâti sur le roc n’est pas une construction soustraite au jeu des forces naturelles, inscrites dans le mystère de l’homme. Avoir construit sur le roc veut dire avoir la certitude de pouvoir compter sur une force sûre pendant les moments difficiles".
"Construire sur le roc veut également dire construire sur Pierre et avec Pierre...“Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise”... Si le Christ, le Roc,...appelle son apôtre pierre, cela veut dire qu’il veut que Pierre, avec lui et toute l’Église, doit être le signe visible de l’unique Sauveur et Seigneur... Ne vous laissez pas tromper par ceux qui veulent opposer le Christ à l’Eglise...Vous les jeunes, vous avec bien connu le Pierre de notre temps. N’oubliez donc pas que ni ce Pierre qui observe notre rencontre de la fenêtre du Père, ni le Pierre qui est maintenant devant vous, ni aucun Pierre à venir ne sera contre vous ni contre la construction d’une solide maison sur le roc. Mais au contraire, il engagera son cœur et ses deux mains pour vous aider à construire la vie sur le Christ et avec le Christ".
"Mes derniers mots - a conclu Benoît XVI - veulent être des mots d’espérance" car "la peur de l’échec peut parfois freiner même les rêves les plus beaux... peut persuader que la nostalgie de la maison est seulement un désir de jeunesse et non un projet pour la vie... Soyez témoins d’espérance, de cette espérance qui n’a pas peur de construire la maison de la propre vie car elle sait bien de pouvoir compter sur le fondement qui ne s’écroulera jamais, Jésus-Christ notre Seigneur".
À la fin de son discours, le Pape a transmis aux jeunes "la flamme de la Miséricorde”, symbole de la mission d’apporter la lumière de la foi dans le monde. Puis il a bénit la première pierre du Centre Jean-Paul II.