"Caritas in veritate" : Benoît XVI signe son encyclique sociale
« La Charité dans la vérité » : Benoît XVI confirme le titre de ce document très attendu, qui sera publié très prochainement, avec une réflexion sur les conditions d’un « développement intégral » et un « progrès durable ».
D’après l’agence Zenit, le pape vise en effet « l’engagement » des baptisés. L’encyclique sera présentée par le cardinal Renato Raffaele Martino, président du conseil pontifical Justice et Paix, ce mardi 7 juillet : malgré le début des vacances d’été, une date stratégique, à la veille du sommet internationale du G 8 qui se tiendra du 8 au 10 juillet 2009 sous présidence italienne à L’Aquila, la cité dévastée par le séisme du 6 avril dernier.
Voici l’aperçu que Benoît XVI a donné de Caritas in veritate :
« En reprenant les thématiques sociales contenues dans Populorum progressio, écrite par le serviteur de Dieu Paul VI en 1967, ce document - qui porte la date d’aujourd’hui, 29 juin, solennité des saints apôtres Pierre et Paul - entend approfondir certains aspects du développement intégral de notre époque, à la lumière de la charité dans la vérité.
[...] Je confie à votre prière cette nouvelle contribution que l’Eglise offre à l’humanité dans son engagement pour un progrès durable, dans le plein respect de la dignité humaine et des réelles exigences de tous. »
Toujours selon Zenit, l’encyclique proposerait donc aussi une anthropologie rappelant les exigences du respect de la dignité humaine. Les thèmes abordés par l’encyclique toucheraient donc à la fois la mondialisation, la sauvegarde de l’environnement, le développement durable, la « finance durable », et les implications économiques et sociales d’un examen de conscience pour revenir à une éthique de la finance et de l’économie, au service de la personne humaine, selon une anthropologie respectueuse de l’identité de l’homme et de la femme.
Première encyclique sociale du pontificat, Caritas in veritate publiée dix-huit ans après la dernière encyclique sociale de Jean-Paul II, Centesimus annus, de 1991, c’est-à-dire, comme l’indique le titre, un siècle après l’encyclique de Léon XIII Rerum novarum. Mais Benoît XVI renvoie à Populorum progressio, et reprend dans son allocution de l’angélus ce concept de « progrès » humain authentique dont il a parlé à propos de Paul.
La publication de l’encyclique a été plusieurs fois reportée, en raison de l’impact de la crise économique et financière mondiale, impliquant une réflexion ajustée, et pour des questions de traduction. Le cardinal Bertone avait indiqué : « Le pape ne veut pas répéter des lieux communs de la doctrine sociale de l’Église, mais veut apporter quelques éléments originaux, conformément aux défis de l’époque. »