Développement durable : ne pas oublier les plus pauvres. Message de Benoît XVI aux Semaines sociales de France
[Zenit.org] - « Vos réflexions sont appelées à susciter une nouvelle espérance pour que la planète puisse continuer à nourrir ceux qui y habitent », disait le pape dans son message, envoyé en son nom par Mgr Fernando Filoni, substitut de la secrétairerie d’Etat, et qui a été lu à l’ouverture de la session.
En effet les « maladies » de la terre qui préoccupent la communauté scientifique mais aussi les peuples du fait de l’impact qu’elles ont sur la vie quotidienne, et des éventuelles retombées sur les générations à venir, et le mode de production des pays industrialisés pénalise davantage les pays pauvres. Dans les économies émergentes elles aussi sont marquées par le style de vie occidental imprégné de consommation.
C’est pourquoi Benoît XVI en appelle à un « sursaut en faveur de la terre ». Le pape discerne en effet des « signaux d’alarme » dans « l’épuisement des ressources de la planète », la « fonte rapide des glaciers », « l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre », et « l’augmentation des catastrophes naturelles ».
Le pape déplore que ce soient « toujours les pays les plus pauvres qui subissent les conséquences les plus graves de ce qui est en grande partie provoqué par le comportement du monde industrialisé, et de la confiance, souvent excessive, dans le progrès scientifique et technologique ».
C’est pourquoi le pape forme le vœu que les projets « permettent une meilleure répartition des ressources naturelles et des biens de la terre, une exploitation mesurée des forêts et des réserves biologiques ».
Mais surtout, le pape demande aux pays riches de ne pas « exploiter indûment les ressources des pays en voie de développement ». Il s’agit, insiste Benoît XVI, de « principes élémentaires de justice et d’équité et de la destination universelle des biens de la terre ».
Le document final des Semaines sociales, lui, insiste sur l’éducation des nouvelles générations aux thèmes concernant l’environnement, sur les changements nécessaires des modes de production et de consommation alimentaire, la nécessité d’agir sur le style de vie des personnes, spécialement dans les centres urbains et sur la responsabilité écologique à réclamer aux entreprises.