<?xml version="1.0" encoding="iso-8859-1"?>
<rss version="0.91" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">

<channel>
	<title>Génération Benoit XVI</title>
	<link>http://www.generation-benoitxvi.com/</link>
	<description></description>
	<language>fr</language>

	<image>
		<title>Génération Benoit XVI</title>
		<url></url>
		<link>http://www.generation-benoitxvi.com/</link>
		<description></description>
	</image>

	


	
		
		<item>
		<title>L'écologie ne se comprend pas sans respect de la dignité humaine</title>
		<link>http://www.generation-benoitxvi.com/L-ecologie-ne-se-comprend-pas-sans.html</link>
		<date>2008-07-18 14:10:52</date>
		<description>&lt;img src=&quot;http://www.generation-benoitxvi.com/IMG/arton483.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align='right' width=&quot;500&quot; height=&quot;374&quot; style='border-width: 0px;' class='spip_logos' /&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
Chers amis,&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Quelle joie de pouvoir vous saluer ici, à Barangaroo, sur le rivage de la magnifique baie de Sydney, avec son célèbre pont et le théâtre de l'Opéra. Beaucoup d'entre vous êtes de ce pays, venant de l'intérieur ou des dynamiques communautés multiculturelles des villes d'Australie. D'autres parmi vous, arrivent des îles éparpillées dans l'Océanie, d'autres encore viennent de l'Asie, du Moyen Orient, de l'Afrique et des Amériques. Un certain nombre d'entre vous, à la vérité, est arrivé d'aussi loin que moi, de l'Europe ! Quelque soit le pays dont nous provenons, nous voici finalement ici, à Sydney ! Et nous sommes présents dans ce monde qui est le nôtre comme famille de Dieu, comme disciples du Christ, confirmés par son Esprit pour être les témoins de son amour et de sa vérité devant tous.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je désire tout d'abord remercier les Anciens des Aborigènes qui m'ont donné la bienvenue avant mon embarquement sur le bateau à la Rose Bay. Je suis profondément ému de me trouver sur votre terre, connaissant toutes les souffrances et les injustices qu'elle a supportées, mais conscient aussi du redressement et de l'espérance, actuellement en cours, dont tous les citoyens australiens peuvent être fort justement fiers. Aux jeunes indigènes - aborigènes et habitants des Îles du Détroit de Torres -, et aux jeunes des Tokelau, j'exprime mes remerciements pour leur touchante manifestation de bienvenue. Par votre intermédiaire, j'adresse mes salutations cordiales à vos peuples.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Monsieur le cardinal Pell et Mgr l'archevêque Wilson : je vous remercie de vos chaleureuses paroles de bienvenue. Je sais que vos sentiments trouvent un écho dans le c&#339;ur des jeunes réunis ici, ce soir, et je vous en remercie donc tous. J'ai sous les yeux une image vibrante de l'Église universelle. La diversité des nations et des cultures dont vous provenez montre que véritablement la Bonne Nouvelle du Christ est pour tous et pour chacun ; elle a atteint les extrémités de la terre. Et cependant, je sais aussi qu'un bon nombre parmi vous est encore à la recherche d'une patrie spirituelle. Quelques-uns d'entre vous - et ils sont tout à fait les bienvenus parmi nous - ne sont pas catholiques ni chrétiens. D'autres, peut-être, se tiennent aux frontières de la vie de leur paroisse et de l'Église. Je désire leur offrir mes encouragements : approchez-vous des bras pleins d'amour du Christ ; reconnaissez en l'Église votre maison ! Personne n'est obligé de rester à l'extérieur, car depuis le jour de la Pentecôte, l'Église est une et universelle.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce soir, je désire aussi associer ceux qui ne sont pas présents au milieu de nous. Je pense spécialement aux malades ou aux handicapés mentaux, aux jeunes qui sont en prison, à ceux qui connaissent des situations difficiles en marge de nos sociétés et à ceux qui, pour une raison ou une autre se sentent loin de l'Église. À chacun, je dis : Jésus est proche de toi ! Fais l'expérience de son étreinte qui guérit, de sa compassion et de sa miséricorde !&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Le modèle des apôtres&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il y a presque deux mille ans, les apôtres, réunis à l'étage de la maison, avec Marie (cf. Ac 1, 14) et avec quelques femmes fidèles, furent remplis de l'Esprit Saint (cf. Ac 2, 4). En cet instant extraordinaire, qui manifesta la naissance de l'Église, le trouble et la peur qui avaient saisi les disciples du Christ, se sont transformées en une vigoureuse conviction, et en une prise de conscience d'un objectif. Ils se sentirent poussés à parler de leur rencontre avec Jésus ressuscité, que désormais, ils appelaient affectueusement le Seigneur.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;À bien des égards, les apôtres étaient des personnes ordinaires. Aucun d'eux ne pouvait prétendre qu'il était un disciple parfait. Ils n'avaient pas su reconnaître le Christ (cf. Lc 24, 13-32), ils avaient dû rougir de leur ambition (cf. Lc 22, 24-27), ils l'avaient même renié (cf. Lc 22, 54-62). Et pourtant, quand ils furent remplis de l'Esprit Saint, ils furent transpercés par la vérité de l'Évangile du Christ et ils se sentirent poussés à le proclamer sans crainte. Rassurés, ils s'écrièrent : repentez-vous, faites-vous baptiser, recevez l'Esprit Saint (cf. Ac 2, 37-38) ! Fondée sur l'enseignement des Apôtres et y adhérant, rompant le pain et priant (cf. Ac 2, 42), la jeune communauté chrétienne se leva pour s'opposer à la perversité de la culture qui l'entourait (cf. Ac 2, 40), pour prendre soin de ses propres membres (cf. Ac 2, 44-47), pour défendre sa foi en Jésus face aux oppositions (cf. Ac, 4, 33) et pour guérir les malades (cf. Ac 5, 12-16).&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Et, obéissant au commandement du Christ lui-même, ils partirent, rendant témoignage à la plus grande histoire de tous les temps : que Dieu s'est fait l'un de nous, que le divin est entré dans l'histoire humaine pour la transformer, et que nous sommes appelés à nous immerger dans l'amour salvifique du Christ qui triomphe du mal et de la mort. Dans son célèbre discours à l'aréopage, saint Paul introduisit ainsi le message : Dieu donne toute chose à chacun, y compris le souffle et la vie, afin que toutes les Nations puissent le chercher, si jamais, marchant à tâtons, elles arrivent à le trouver. En effet, il n'est pas loin de chacun de nous, puisque en lui il nous est donné de vivre, de nous mouvoir, d'exister (cf. Ac 17, 25-28).&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Depuis lors, des hommes et des femmes se sont mis en route pour raconter la même aventure, rendant témoignage à l'amour et à la vérité du Christ et prenant part à la mission de l'Église. Aujourd'hui, nous pensons à ces pionniers - prêtres, religieuses, religieux - qui sont arrivés sur ces rivages et dans d'autres parties du Pacifique, venant d'Irlande, de France, de Grande-Bretagne et d'autres régions d'Europe. Pour la plupart, ils étaient jeunes, quelques-uns n'avaient même pas vingt ans, et lorsqu'ils prirent congé pour toujours de leurs parents, de leurs frères et s&#339;urs, de leurs amis, ils savaient bien qu'il leur aurait été improbable de revenir chez eux. Leurs vies furent un témoignage chrétien dépourvu de tout intérêt égoïste. Ils devinrent d'humbles mais tenaces constructeurs d'une grande partie de l'héritage social et spirituel qui, de nos jours encore, est porteur de bonté, de compassion et de finalité pour ces nations. Et ils furent capables d'inspirer une autre génération.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il nous vient immédiatement à l'esprit la foi qui a soutenu la bienheureuse Mary MacKillop dans sa forte détermination à éduquer les pauvres en particulier, et le bienheureux Peter To Rot, ferme dans sa conviction que celui qui est à la tête d'une communauté doit toujours se référer à l'Évangile. Pensez aussi à vos grands-parents et à vos parents, qui furent vos premiers maîtres dans la foi ! Eux aussi ont fait d'innombrables sacrifices de temps et d'énergie par amour pour vous. Avec le soutien des prêtres et des enseignants de votre paroisse, ils ont le devoir, pas toujours facile mais hautement gratifiant, de vous guider vers tout ce qui est bon et vrai, par leur exemple personnel, par leur manière d'enseigner et de vivre la foi chrétienne.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Les merveilles de la Création&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Aujourd'hui, c'est mon tour. Certains peuvent avoir l'impression d'être arrivés à l'extrémité du monde ! Pour les personnes de votre âge, de toute façon, chaque vol aérien est une perspective attrayante. Mais, pour moi, ce vol a été dans une certaine mesure cause d'appréhensions. Pourtant, d'en haut, la vue de notre planète fut quelque chose de vraiment magnifique. Le miroitement de la Méditerranée, la magnificence du désert nord africain, la forêt luxuriante de l'Asie, l'immensité de l'Océan Pacifique, l'horizon sur la ligne duquel le soleil se lève et se couche, la splendeur majestueuse de la beauté naturelle de l'Australie, dont j'ai pu jouir au cours des deux derniers jours ; tout cela suscite un profond sentiment de crainte révérencielle. C'est comme si nous capturions de rapides images sur l'histoire de la création racontée dans la Genèse : la lumière et les ténèbres, le soleil et la lune, les eaux, la terre et les créatures vivantes. Tout cela est « bon » aux yeux de Dieu (cf. Gn 1, 1-2, 4). Plongés dans une telle beauté, comment ne pas faire écho aux paroles du Psalmiste quand il loue le Créateur : « Qu'il est grand ton nom par toute la terre » (Ps 8, 2) ?&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mais il y a bien plus encore, quelque chose que, du ciel, il nous est difficile de percevoir : des hommes et des femmes créés rien que moins à l'image et à la ressemblance de Dieu (cf. Gn 1, 26). Au c&#339;ur de la merveille de la création, nous nous trouvons, vous et moi, la famille humaine « couronnée de gloire et d'honneur » (cf. Ps 8, 6). Quelle merveille ! Avec le psalmiste, nous murmurons : « Qu'est-ce que l'homme pour que tu penses à lui ? » (cf. Ps 8, 5). Introduits dans le silence, pleins de reconnaissance et par la puissance de la sainteté, nous réfléchissons.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Que découvrons-nous ? Peut-être à contrec&#339;ur arrivons-nous à admettre que des plaies marquent aussi la surface de la terre : l'érosion, la déforestation, le gaspillage des ressources minérales et marines et ce, pour alimenter un besoin de consommation insatiable. Certains d'entre vous proviennent d'îles-États, dont l'existence elle-même est menacée par l'élévation du niveau des eaux ; d'autres viennent de nations qui souffrent des effets dévastateurs de la sécheresse. La merveilleuse création de Dieu est parfois vécue comme une réalité quasi hostile pour ses gardiens, et même comme quelque chose de dangereux. Comment ce qui est « bon » peut-il apparaître aussi menaçant ?&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il y a plus. Que dire de l'homme, sommet de la création de Dieu ? Chaque jour, nous touchons du doigt le génie des conquêtes humaines. Des progrès des sciences médicales et de l'application intelligente de la technologie à la créativité exprimée dans les arts, la qualité et la satisfaction de la vie des gens s'améliorent constamment de nombreuses manières. Vous êtes vous aussi sans cesse prêts à accueillir les innombrables opportunités qui vous sont offertes. Certains d'entre vous excellent dans les études, dans le sport, dans la musique ou dans la danse et le théâtre, d'autres parmi vous ont un sens aigu de la justice sociale et de l'éthique, et beaucoup d'entre vous s'engagent pour un temps de service et de volontariat. Nous tous, jeunes et vieux, nous connaissons des moments où la bonté naturelle de la personne humaine - perceptible, par exemple, à travers le geste d'un petit enfant ou l'ouverture au pardon d'un adulte - nous remplit profondément de joie et de gratitude.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Les blessures de nos vies&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Toutefois, ces moments ne durent pas longtemps. Réfléchissons donc encore. Nous découvrons que non seulement le milieu naturel, mais aussi le milieu social - l'habitat que nous nous créons nous-mêmes - a ses cicatrices ; ce sont des blessures qui montrent que quelque chose ne va pas. Là aussi dans nos vies personnelles et dans nos communautés, nous pouvons rencontrer des hostilités, parfois même dangereuses ; comme un poison qui menace de corroder ce qui est bon, de remanier ce que nous sommes et de nous détourner du but pour lequel nous avons été créés. Les exemples ne manquent pas, vous le savez bien. Parmi les plus évidents, se trouvent l'abus d'alcool et de drogue, l'exaltation de la violence et la dégradation de la sexualité, qui sont souvent présentés par la télévision et par internet comme un divertissement. Je me demande comment peut-on expliquer aux personnes qui sont réellement victimes de violences et d'abus sexuels que ces tragédies, reproduites sous forme virtuelle, doivent être considérées comme un simple « divertissement » !&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il y a aussi quelque chose de sinistre qui découle du fait que la liberté et la tolérance sont très souvent séparées de la vérité. Cela est alimenté par l'idée, largement diffusée aujourd'hui, qu'aucune vérité absolue ne peut guider nos vies. Le relativisme, en donnant une valeur quasi indistincte à toute chose, a rendu l'« expérience » plus importante que tout. En réalité, les expériences, sans tenir compte de ce qui est bon et vrai, peuvent conduire non pas à une liberté authentique, mais au contraire, à une confusion morale ou intellectuelle, à un affaiblissement des principes, à la perte de la propre estime, et même au désespoir.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Chers amis, la vie n'est pas réglée par le hasard, elle n'est pas accidentelle. Votre existence personnelle a été voulue par Dieu, bénie par Lui et il lui a été donné un but (cf. Gn 1, 28) ! La vie n'est pas une simple succession de faits et d'expériences, même si de tels événements peuvent être utiles. Elle est une recherche de ce qui est vrai, bien et beau. C'est précisément en vue de tels objectifs que nous accomplissons nos choix, que nous exerçons notre liberté et en cela, c'est-à-dire en ce qui est vrai, bien et beau, nous trouvons le bonheur et la joie. Ne vous laissez pas tromper par ceux qui voient en vous de simples consommateurs sur un marché offrants de multiples possibilités, où le choix en lui-même devient le bien, la nouveauté se fait passer pour beauté, l'expérience subjective remplace la vérité.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le Christ offre davantage ! Bien plus, il offre tout ! Seulement Lui, qui est la Vérité, peut être le chemin et donc aussi la Vie. Ainsi, le « chemin », que les Apôtres portèrent jusqu'aux extrêmes limites de la terre, est la vie en Christ. C'est la vie de l'Église. Et l'entrée dans cette vie, dans la vie chrétienne, se fait par le Baptême.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Par le baptême, rendre témoignage de la Vérité&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce soir, je désire donc rappeler brièvement quelques aspects de notre compréhension du baptême, avant de parler, demain, de l'Esprit Saint. Le jour de votre baptême, Dieu vous a introduits dans sa sainteté (cf. 2 Pt 1, 4). Vous avez été adoptés comme fils et filles du Père et vous avez été incorporés en Christ. Vous êtes devenus la demeure de son Esprit (cf. 1 Co 6, 19). C'est pourquoi, vers la fin du rite du baptême, le prêtre s'est tourné vers vos parents et vers les participants, et, en vous appelant par votre nom, il a dit : « Tu es devenu une créature nouvelle » (Rite du Baptême, 99).&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Chers amis, chez vous, à l'école, à l'université, sur vos lieux de travail et de détente, rappelez-vous que vous êtes des créatures nouvelles ! En tant que chrétiens, vous vivez dans ce monde tout en sachant que Dieu a un visage humain - Jésus Christ - le « chemin » qui satisfait toute aspiration humaine, et la « vie », de laquelle nous sommes appelés à rendre témoignage, en marchant toujours dans sa lumière (cf. &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;ibidem&lt;/i&gt;, 100).&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Être témoin n'est pas une tâche facile. Beaucoup prétendent aujourd'hui que Dieu doit être laissé de côté et que la religion et la foi, acceptables sur le plan individuel, doivent être, ou exclues de la vie publique, ou utilisées uniquement pour poursuivre des objectifs pragmatiques limités. Cette vision sécularisée tente d'expliquer la vie humaine et de modeler la société en se référant peu ou sans se référer du tout au Créateur. Il est présenté comme une force neutre, impartiale et respectueuse de chacun. En réalité, comme toute idéologie, le sécularisme impose une vision globale. Si la présence de Dieu est insignifiante dans la vie publique, alors la société pourra être modelée d'après une image dépourvue de Dieu. Mais quand Dieu est éclipsé, notre capacité de reconnaître l'ordre naturel, le but et le « bien » commence à s'évanouir. Ce qui avec ostentation a été promu comme conquête de l'intelligence humaine, s'est bien vite manifesté comme folie, avidité et exploitation égoïste. C'est ainsi que nous nous sommes rendu toujours plus compte qu'il est nécessaire d'être humbles face à la complexité délicate du monde de Dieu.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Et que dire de notre milieu social ? Sommes-nous également attentifs aux avertissements qui nous sont lancés parce que nous avons tournés le dos à la structure morale dont Dieu a doté l'humanité (cf. &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Message pour la Journée Mondiale de la Paix 2007&lt;/i&gt;, 8) ? Savons-nous reconnaître que la dignité innée de tout individu s'appuie sur son identité la plus profonde, étant image du Créateur, et que, par conséquent, les droits humains sont universels et se basent sur la loi naturelle, et qu'ils ne dépendent ni des négociations ni de la condescendance, et bien moins encore des compromis ? C'est ainsi que nous sommes amenés à réfléchir sur la place qu'occupent dans nos sociétés les indigents, les personnes âgées, les immigrés, les sans-voix. Comment se fait-il que la violence domestique tourmente tant de mères et d'enfants ? Comment se fait-il que l'espace humain, le plus beau et le plus sacré qu'est le sein maternel, soit devenu un lieu de violence indicible ?&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Chers amis, la création de Dieu est unique et elle est bonne. Les préoccupations au sujet de la non-violence, du développement durable, de la justice et de la paix, de la protection de notre environnement sont d'une importance vitale pour l'humanité. Tout cela, cependant, ne peut être compris sans une profonde réflexion sur la dignité innée de toute vie humaine, de la conception jusqu'à la mort naturelle, dignité qui est conférée par Dieu lui-même et qui est, par conséquent, inviolable. Notre monde en a assez de l'avidité, de l'exploitation et de la division, de l'ennui des fausses idoles et des réponses partielles, ainsi que des fausses promesses.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Notre c&#339;ur et notre esprit aspirent à une vision de la vie où règne l'amour, où les dons sont partagés, où l'unité se construit, où la liberté trouve sa propre signification dans la vérité, et où l'identité se trouve dans une communion respectueuse. C'est là l'&#339;uvre de l'Esprit Saint ! C'est là l'espérance qu'offre l'Évangile de Jésus Christ ! C'est pour rendre témoignage à cette réalité que vous avez été recréés par le baptême et affermis par les dons de l'Esprit, reçus à la confirmation. Voilà le message que, de Sydney, vous portez au monde !&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Barangaroo, Sydney,
jeudi 17 juillet 2008.&lt;/p&gt;</description>
		<author></author>
		<dc:date>2008-07-18T12:10:52Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator></dc:creator>
		

		</item>
	
	
		
		<item>
		<title>Benoît XVI répond aux questions des journalistes dans l'avion pour l'Australie</title>
		<link>http://www.generation-benoitxvi.com/Benoit-XVI-repond-aux-questions.html</link>
		<date>2008-07-17 11:09:32</date>
		<description>&lt;img src=&quot;http://www.generation-benoitxvi.com/IMG/arton482.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align='right' width=&quot;500&quot; height=&quot;315&quot; style='border-width: 0px;' class='spip_logos' /&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;b&gt;
Lucio Brunelli, journaliste de la RAI, chaîne publique de télévision italienne :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Votre Sainteté, il s'agit de votre deuxième JMJ, la première - pour ainsi dire - qui soit entièrement la vôtre. Avec quels sentiments vous apprêtez-vous à la vivre et quel est le message principal que vous désirez offrir aux jeunes ? Ensuite, pensez-vous que les JMJ influencent profondément la vie de l'Église qui les accueille ? Et enfin : Pensez-vous que la formule de ces rassemblements de masse des jeunes soit encore actuelle ?&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;b&gt;Benoît XVI - &lt;/b&gt;C'est avec des sentiments de profonde joie que je me rends en Australie. J'ai de très beaux souvenirs de la JMJ de Cologne : cela n'a pas simplement été un événement de masse, cela a surtout été une grande fête de la foi, une rencontre humaine de la communion en Christ. Nous avons vu que la foi ouvre les frontières et a réellement une capacité d'unir les diverses cultures, et qu'elle suscite la joie. Et j'espère que la même chose se produira à présent en Australie. C'est pourquoi je suis joyeux de rencontrer de nombreux jeunes, et de les voir unis dans le désir de Dieu et dans le désir d'un monde réellement humain.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le message essentiel est indiqué dans les paroles qui sont la devise de cette JMJ : nous parlons de l'Esprit Saint qui fait de nous les témoins du Christ. Je voudrais donc concentrer mon message précisément sur cette réalité de l'Esprit Saint qui apparaît dans différentes dimensions : il est l'Esprit qui agit dans la Création. La dimension de la Création est très présente, car l'Esprit est créateur. Cela me semble un thème très important à l'époque actuelle.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mais l'Esprit est également l'inspirateur de l'Ecriture : sur notre chemin, à la lumière de l'Ecriture, nous pouvons aller de l'avant avec l'Esprit Saint ; l'Esprit Saint est Esprit du Christ, il nous guide donc en communion avec le Christ et finalement il se montre selon saint Paul dans les charismes, c'est-à-dire dans un grand nombre de dons inattendus qui changent les différentes époques et donnent une nouvelle force à l'Église. Et ces dimensions nous invitent donc à voir les traces de l'Esprit et à rendre l'Esprit également visible aux autres.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Une JMJ n'est pas simplement un événement de ce moment : elle est préparée par un long chemin avec la Croix et avec l'icône de la Vierge qui, entre autres, est préparé du point de vue de l'organisation mais également dans sa dimension spirituelle. Ces journées ne sont donc que le moment culminant d'un long chemin précédent. Toute chose est le fruit d'un chemin, du fait de marcher ensemble vers le Christ. La JMJ crée ensuite une histoire, c'est-à-dire que des amitiés se créent, de nouvelles inspirations se créent : ainsi la JMJ se poursuit. Cela me semble très important : ne pas voir simplement ces trois ou quatre jours, mais voir tout le chemin qui précède et celui qui suit. Dans ce sens, la JMJ me semble - au moins pour notre prochain avenir - une formule valable qui nous prépare à comprendre que de différents points de vue et de différentes parties de la terre nous allons de l'avant vers le Christ et vers la communion. Nous apprenons ainsi une nouvelle façon d'avancer ensemble. Dans ce sens, j'espère qu'elle est également une formule pour l'avenir.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;b&gt;Paul John Kelly, journaliste de &lt;I&gt;The Australian&lt;/i&gt;, l'un des grands journaux de ce pays :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je souhaiterais poser ma question en anglais : l'Australie est un pays fortement sécularisé, avec une faible pratique religieuse et beaucoup d'indifférence religieuse. Je voudrais vous demander si vous êtes optimiste sur l'avenir de l'Église en Australie, ou bien inquiet et alarmé que l'Église australienne puisse suivre le chemin du déclin de celle qui est en Europe ? Quel message offrirez-vous à l'Australie pour surmonter son indifférence religieuse ? &lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;b&gt;Benoît XVI - &lt;/b&gt;Je ferai de mon mieux en anglais, je vous prie de m'excuser pour mes lacunes dans cette langue. Je pense que l'Australie dans sa situation historique actuelle appartient au &quot;monde occidental&quot;, d'un point de vue économique et politique, et il est donc clair que l'Australie partage aussi les réussites et les difficultés du monde occidental. Le monde occidental a connu ces cinquante dernières années de grandes réussites - des réussites économiques, techniques ; mais la religion - la foi chrétienne - est dans un certain sens en crise. Cela apparaît clairement dans cette impression que nous n'avons pas besoin de Dieu, nous pouvons tout faire par nous-mêmes, nous n'avons pas besoin de Dieu pour être heureux, nous n'avons pas besoin de Dieu pour créer un monde meilleur, Dieu n'est pas nécessaire, nous pouvons tout faire par nous-mêmes.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;D'autre part, nous constatons à présent que la religion est toujours présente dans le monde et sera toujours présente car Dieu est présent dans le coeur de l'être humain et ne peut jamais disparaître. Nous constatons comment la religion est réellement une force dans ce monde et dans certains pays. Je ne parlerais pas vraiment de déclin de la religion en Europe : assurément il y a une crise en Europe, dans une moindre mesure en Amérique, mais là-bas aussi, et en Australie.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mais d'un autre côté, il y a toujours une présence de la foi sous de nouvelles formes, de nouvelles manières ; peut-être de manière minoritaire, mais elle est toujours présente pour tous dans la société. Et à présent dans ce moment historique, nous commençons à voir que nous avons besoin de Dieu. Nous pouvons faire beaucoup de choses, mais nous ne pouvons pas créer notre climat. Nous avons pensé que nous pourrions le faire, mais nous ne pouvons pas. Nous avons besoin du don de la Terre, du don de l'eau, nous avons besoin du Créateur ; le Créateur réapparaît dans sa création. Et nous pouvons ainsi parvenir à comprendre que nous ne pouvons pas être réellement heureux, nous ne pouvons pas véritablement défendre la justice pour le monde entier, sans un critère dans nos propres idées, sans un Dieu qui est juste, et nous donne la lumière, nous donne la vie. Donc, je pense qu'il y a bien dans notre monde occidental une crise de notre foi, mais il y aura toujours aussi une renaissance de la foi, parce que la foi chrétienne est simplement vraie et la vérité sera toujours présente dans le monde humain, et Dieu sera toujours vérité. En ce sens, je suis finalement optimiste.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;b&gt;Q -&lt;/b&gt; &lt;b&gt;Auskar Surbakti de la chaîne de télévision SBS.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Très Saint-Père, je suis désolé, je ne parle pas bien l'italien. Je poserai donc ma question en anglais. Les victimes australiennes d'abus sexuels par des prêtres ont lancé à Votre Sainteté un appel à aborder la question et présenter des excuses aux victimes durant votre visite en Australie. Le cardinal Pell lui-même a dit qu'il serait approprié que le Pape aborde la question, et vous avez fait vous-même un geste de ce genre lors de votre récent voyage aux Etats-Unis. Votre Sainteté, parlerez-vous du problème des abus sexuels et présenterez-vous des excuses ? &lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;b&gt;Benoît XVI - &lt;/b&gt;Oui, le problème est essentiellement le même qu'aux Etats-Unis. J'ai ressenti l'obligation d'en parler aux États-Unis car il est essentiel pour l'Église de réconcilier, de prévenir, d'aider et également de reconnaître ses fautes sur ces questions, je dirai donc essentiellement les mêmes choses que j'ai dites en Amérique. Lorsque j'ai dit que nous avons trois dimensions à clarifier : la première que j'ai mentionnée est notre enseignement moral. Il doit être clair, il a toujours été clair depuis les premiers siècles que le sacerdoce, être un prêtre, est incompatible avec ce comportement, car le prêtre est au service de notre Seigneur, et Notre Seigneur est la sainteté en personne, et nous l'enseigne toujours - l'Église a toujours insisté sur ce point.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Nous devons réfléchir à ce qui était insuffisant dans notre éducation, dans notre enseignement au cours de ces dernières décennies. Il y avait dans les années 50, 60 et 70 l'idée d'un proportionnalisme de l'éthique : il soutenait que rien n'est mauvais en soi, mais toujours en proportion à d'autres ; avec ce proportionnalisme, il était possible de penser sur certains sujets - la pédophilie pouvait en être un - que, dans une certaine mesure, ils pouvaient être une bonne chose. Ceci dit, il faut clairement affirmer que cela n'a jamais été la doctrine catholique. Il y a des choses qui sont toujours mauvaises, et la pédophilie est toujours mauvaise.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans notre éducation, dans les séminaires, dans la formation permanente des prêtres, nous devons aider les prêtres à être réellement proches du Christ, à apprendre du Christ, et ainsi d'être des soutiens, et non des adversaires de notre frère humain, de nos chrétiens. Nous ferons donc tout notre possible pour clarifier l'enseignement de l'Église et aider à l'éducation et à la préparation des prêtres, dans la formation permanente, et nous ferons tout notre possible pour soigner et réconcilier les victimes. Je crois que c'est le sens essentiel de ce que le mot &quot;s'excuser&quot; veut dire. Je pense qu'il est mieux, plus important de donner un contenu à la formule, et je pense que le contenu doit expliquer les manquements de notre comportement, ce que nous devons faire à ce moment-là, comment nous pouvons prévenir et comment nous pouvons guérir et réconcilier.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;b&gt;Q -&lt;/b&gt; &lt;b&gt;Martine Nouaille, journaliste de l'Agence France Presse (AFP).&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'un des sujets du dernier G8 au Japon a été la lutte contre les changements climatiques. L'Australie est un pays très sensible à ce sujet du fait de la forte sécheresse et des événements climatiques dramatiques dans cette région du monde. Pensez-vous que les décisions prises dans ce domaine soient à la hauteur du défi ? Parlerez-vous de cela pendant votre voyage ? &lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;b&gt;Benoît XVI - &lt;/b&gt;Comme je l'ai déjà évoqué dans ma première réponse, ce problème sera assurément très présent dans cette JMJ parce que nous parlons de l'Esprit Saint et, par conséquent, nous parlons de la Création et de nos responsabilités vis-à-vis de la Création. Je ne prétends pas entrer dans les problèmes techniques que les hommes politiques et les spécialistes doivent résoudre, mais donner les encouragements essentiels afin de comprendre les responsabilités, pour être capables de répondre à ce grand défi : redécouvrir dans la Création le visage du Créateur, redécouvrir notre responsabilité face au Créateur pour sa Création qu'Il nous a confiée, former la base éthique pour un style de vie qu'il est nécessaire de suivre si nous voulons faire face aux problèmes de cette situation et si nous voulons réellement arriver à des solutions positives. Ensuite, éveiller les consciences et voir le grand contexte de ce problème, dans lequel s'inscrivent les réponses détaillées qu'il ne nous appartient pas de donner, mais à la politique et aux spécialistes.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;b&gt;Q - Cindy Wooden, journaliste de Catholic News Service (CNS), agence catholique des États-Unis.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pendant que vous serez en Australie, les évêques de la Communion anglicane, qui est également très présente en Australie, se rencontreront à la &lt;i&gt;Lambeth Conference&lt;/i&gt;. Un des sujets principaux sera les manières possibles de renforcer la communion entre les provinces et de trouver un moyen d'éviter que certaines provinces ne prennent des intitiatives que d'autres estiment contraires à l'Evangile ou à la tradition. Il y a là un risque de fragmentation de la Communion anglicane et la possibilité que certaines personnes demandent d'être accueillis dans l'Église catholique. Quel est votre voeu pour la &lt;i&gt;Lambeth Conference&lt;/i&gt; et pour l'archevêque de Canterbury ?&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;b&gt;Benoît XVI - &lt;/b&gt;Ma contribution essentielle ne peut qu'être la prière et avec ma prière je serai très proche des évêques anglicans qui se réunissent à la &lt;i&gt;Lambeth Conference&lt;/i&gt;. Nous ne pouvons et ne devons pas intervenir directement dans leurs débats, nous respectons leur responsabilité et notre désir est que puissent être évités des schismes ou de nouvelles fractures et qu'une solution soit trouvée qui conjugue la responsabilité vis-à-vis de notre époque et la fidélité à l'Evangile. Ces deux aspects doivent aller de pair.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le christianisme est toujours contemporain et il vit dans ce monde, dans une certaine époque, mais il rend présent dans cette époque le message de Jésus Christ et, donc, n'offre de véritable contribution à celle-ci qu'en étant fidèle de façon mûrie, de façon créative mais fidèle au message du Christ. Nous espérons, et je prie personnellement, qu'ils trouvent ensemble la route de l'Evangile dans notre époque actuelle. C'est mon voeu pour l'archevêque de Canterbury : que la communion anglicane dans la communion de l'Evangile du Christ et dans la Parole du Seigneur trouve les réponses aux défis actuels.&lt;/p&gt;</description>
		<author></author>
		<dc:date>2008-07-17T09:09:32Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator></dc:creator>
		

		</item>
	
	
		
		<item>
		<title>En route vers Sydney, Benoît XVI appelle à une &quot;foi adulte&quot;</title>
		<link>http://www.generation-benoitxvi.com/Dans-l-avion-benioit-XVI-appelle-a.html</link>
		<date>2008-07-14 19:04:23</date>
		<description>&lt;img src=&quot;http://www.generation-benoitxvi.com/IMG/arton481.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align='right' width=&quot;120&quot; height=&quot;151&quot; style='border-width: 0px;' class='spip_logos' /&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;JMJ.&lt;/strong&gt; La première question posée à Benoît XVI concernait la signification de la JMJ et le message qu'il voulait transmettre aux jeunes. Benoît XVI a répondu en rappelant le thème de cette rencontre : Vous recevrez la force de l'Esprit-Saint, et a dit que cet esprit changeait les jeunes en témoins du Christ. Il espérait ainsi que la JMJ soit un stimulant pour que ses participants vivent la foi de façon mature avec toutes les responsabilités que la foi apporte dans sa relation avec la création, la société et la vie sous tous ses aspects.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Australie.&lt;/strong&gt; A la deuxième question concernant le problème de la sécularisation et l'optimisme ou pessimisme du Pape sur l'avenir de l'Eglise en Australie, Benoît XVI a répondu que l'expérience religieuse restait centrale. &quot;Dieu est dans le c&#339;ur de l'être humain et rien ne peut l'en enlever&quot;, a dit le Pape. Néanmoins, l'Australie par son histoire fait partie du monde occidental, et l'occident a connu ces cinquante dernières années de grandes réussites scientifiques et économiques et la religion a été laissée de côté. Il faut donc susciter le désir de l'expérience de Dieu chez les jeunes, et de la faire comprendre à l'être humain d'aujourd'hui, même dans une société sécularisée.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;
Les abus sexuels&lt;/strong&gt; de la part de membres du clergé fut au c&#339;ur de la troisième question. Benoît XVI a réaffirmé ce qu'il a dit aux Etats-Unis : L'Eglise n'accepte absolument pas ces abus et a souligné l'importance de la clarté du magistère de l'Eglise et de l'engagement dans la formation du prêtre pour éviter que ces faits se répètent. Le Pape a encore réaffirmé l'engagement pastoral pour soigner les blessures des victimes et la proximité aux familles.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Le changement climatique&lt;/strong&gt; qui préoccupe beaucoup la société australienne fut le sujet de la quatrième question. Le Saint-Père a dit qu'il aborderait ce sujet au cours de sa rencontre avec les jeunes en mettant l'accent sur la responsabilité morale des personnes avec la création. Il a toutefois précisé qu'il ne lui appartenait pas de prendre des positions ou mesures techniques qui relèvent du devoir des gouvernants et des scientifiques, mais le sujet de la responsabilité de l'être humain face à la création l'intéresse beaucoup.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Anglicans.&lt;/strong&gt; La dernière question concerna la communion anglicane et la conférence de Lambeth, après le vote favorable du synode de l'Eglise d'Angleterre pour l'ordination épiscopale des femmes. Benoît XVI a affirmé qu'il priera pour les participants à cette conférence afin qu'ils abordent au mieux le thème de la fidélité à l'Evangile dans le monde d'aujourd'hui qui est le défi de tous les chrétiens.&lt;/p&gt;</description>
		<author></author>
		<dc:date>2008-07-14T17:04:23Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator></dc:creator>
		

		</item>
	
	
		
		<item>
		<title>Le programme officiel de la visite en France</title>
		<link>http://www.generation-benoitxvi.com/Le-programme-officiel-de-la-visite,480.html</link>
		<date>2008-07-08 10:37:28</date>
		<description>&lt;img src=&quot;http://www.generation-benoitxvi.com/IMG/arton480.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align='right' width=&quot;150&quot; height=&quot;140&quot; style='border-width: 0px;' class='spip_logos' /&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
L'avion papal quittera Rome-Fiumicino le vendredi 12 septembre à 9h pour atterrir à Paris-Orly après deux heures de vol. La cérémonie de bienvenue se déroulera à 12h25 à l'Elysée, où le Saint-Père sera accueilli par le Président Sarkozy avant de prononcer un discours devant les corps constitués. À 17h, il rencontrera la communauté juive à la nonciature, puis le monde de la culture au collège des Bernardins. À 19h15, le pape présidera les vêpres en la cathédrale avec le clergé, les religieuses et religieux, les séminaristes et les diacres. À l'issue de la cérémonie à Notre Dame, il saluera les jeunes rassemblés sur le parvis.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Samedi matin, Benoît XVI effectuera une brève visite à l'Institut de France, puis se rendra sur l'esplanade des Invalides pour y célébrer une grand messe. A 16h30, il quittera la capitale pour gagner l'aéroport de Tarbes, d'où il gagnera Lourdes par hélicoptère. À 18h30, il visitera successivement l'église paroissiale, le Cachot, la demeure familiale des Soubirous, et enfin la grotte de Massabielle. Il clôturera la retraite aux flambeaux sur l'esplanade du sanctuaire.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dimanche 14, le Saint-Père célébrera une messe solennelle sur la prairie, pour commémorer les apparitions de la Vierge à Bernadette, suivie de l'angélus. Après le déjeuner avec les évêques régionaux et les prélats de sa suite, le pape rencontrera à 17h15 l'épiscopat français à l'Hémicycle. Une heure plus tard, il s'adressera aux pèlerins à la conclusion de la procession eucharistique sur la prairie du sanctuaire.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le lendemain, à 4h45, Benoît XVI se rendra à la chapelle de l'hôpital de Lourdes puis célébrera la messe pour les malades en la basilique du Rosaire. À 12h30, après la cérémonie de congé, il regagnera Tarbes d'où l'avion papal le reconduira à Rome. L'arrivée à Rome-Ciampino est prévue à 15h15.&lt;/p&gt;</description>
		<author></author>
		<dc:date>2008-07-08T08:37:28Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator></dc:creator>
		

		</item>
	
	
		
		<item>
		<title>Inauguration de l'année paulinienne</title>
		<link>http://www.generation-benoitxvi.com/Inauguration-de-l-annee.html</link>
		<date>2008-07-01 14:00:42</date>
		<description>&lt;img src=&quot;http://www.generation-benoitxvi.com/IMG/arton479.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align='right' width=&quot;367&quot; height=&quot;514&quot; style='border-width: 0px;' class='spip_logos' /&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
Votre Sainteté et chers délégués fraternels,
Messieurs les cardinaux,
Vénérés frères dans l'épiscopat et dans le sacerdoce,
Chers frères et s&#339;urs,&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Nous sommes réunis auprès de la tombe de saint Paul, qui naquit il y a deux mille ans à Tarse de Cilicie, dans l'actuelle Turquie. Qui était ce Paul ? Dans le temple de Jérusalem, devant la foule agitée qui voulait le tuer, il se présente lui-même avec ces mots : « Je suis juif : né à Tarse, en Cilicie, mais élevé ici dans cette ville [Jérusalem], j'ai reçu, à l'école de Gamaliel, un enseignement strictement conforme à la Loi de nos pères ; je défendais la cause de Dieu avec une ardeur jalouse... » (Ac 22, 3). A la fin de son chemin, il dira de lui-même : « J'ai reçu la charge... [d'enseigner] aux nations païennes la foi et la vérité » (1 Tm 2, 7 ; cf. 2 Tm 1, 11). Maître des nations, apôtre et annonciateur de Jésus Christ, c'est ainsi qu'il se décrit lui-même en regardant rétrospectivement le parcours de sa vie. Mais avec cela, son regard ne va pas seulement vers le passé. « Maître des nations » - cette parole s'ouvre à l'avenir, vers tous les peuples et toutes les générations. Paul n'est pas pour nous une figure du passé, que nous rappelons avec vénération. Il est également notre maître, pour nous aussi apôtre et annonciateur de Jésus Christ.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Nous sommes donc réunis non pour réfléchir sur une histoire passée, irrévocablement révolue. Paul veut parler avec nous - aujourd'hui. C'est pourquoi j'ai voulu promulguer cette « Année paulinienne » spéciale : pour écouter et pour apprendre à présent de lui, qui est notre maître, « la foi et la vérité », dans lesquelles sont enracinées les raisons de l'unité parmi les disciples du Christ. Dans cette perspective, j'ai voulu allumer, pour ce bimillénaire de la naissance de l'Apôtre, une « Flamme paulinienne » spéciale, qui restera allumée pendant toute l'année dans un brasero spécial placé dans le quadriportique de la Basilique. Pour conférer de la solennité à cet événement, j'ai également inauguré la « Porte paulinienne », à travers laquelle je suis entré dans la Basilique accompagné par le Patriarche de Constantinople, par le cardinal archiprêtre et par les autres autorités religieuses. C'est pour moi un motif de joie profonde que l'ouverture de l'« Année paulinienne » assume un caractère &#339;cuménique, en raison de la présence de nombreux délégués et représentants d'autres Eglises et communautés ecclésiales, que j'accueille le c&#339;ur ouvert. Je salue tout d'abord Sa Sainteté le Patriarche Bartholomaios Ier et les membres de la délégation qui l'accompagne, ainsi que le groupe nombreux de laïcs qui, de différentes parties du monde, sont venus à Rome pour vivre avec Lui et avec nous tous, ces moments de prière et de réflexion. Je salue les délégués fraternels des Eglises qui ont un lien particulier avec l'Apôtre Paul - Jérusalem, Antioche, Chypre, Grèce - et qui forment le cadre géographique de la vie de l'Apôtre avant son arrivée à Rome. Je salue cordialement les frères des différentes Eglises et communautés ecclésiales d'Orient et d'Occident, en même temps que vous tous qui avez voulu prendre part à cette ouverture solennelle de l'« Année » consacrée à l'Apôtre des Nations.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Nous sommes donc ici rassemblés pour nous interroger sur le grand Apôtre des nations. Nous nous demandons non seulement : qui était Paul ? Nous nous demandons surtout : Qui est Paul ? Que me dit-il ? En cette heure, au début de l'« Année paulinienne » que nous inaugurons, je voudrais choisir dans le riche témoignage du Nouveau Testament trois textes, dans lesquels apparaît sa physionomie intérieure, la spécificité de son caractère. Dans la Lettre aux Galates, il nous a offert une profession de foi très personnelle, dans laquelle il ouvre son c&#339;ur aux lecteurs de tous les temps et révèle quelle est l'impulsion la plus profonde de sa vie. « Je vis dans la foi au Fils de Dieu qui m'a aimé et qui s'est livré pour moi » (Ga 2, 20). Tout ce que Paul accomplit part de ce centre. Sa foi est l'expérience d'être aimé par Jésus Christ de manière tout à fait personnelle ; elle est la conscience du fait que le Christ a affronté la mort non pour quelque chose d'anonyme, mais par amour pour lui - de Paul - et que, en tant que Ressuscité, il l'aime toujours, c'est-à-dire que le Christ s'est donné pour lui. Sa foi est le fait d'être frappé par l'amour de Jésus Christ, un amour qui le bouleverse jusqu'au plus profond de lui-même et qui le transforme. Sa foi n'est pas une théorie, une opinion sur Dieu et sur le monde. Sa foi est l'impact de l'amour de Dieu sur son c&#339;ur. Et ainsi, cette foi est l'amour pour Jésus Christ.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Paul est présenté par de nombreuses personnes comme un homme combatif qui sait manier l'épée de la parole. De fait, sur son parcours d'apôtre les disputes n'ont pas manqué. Il n'a pas recherché une harmonie superficielle. Dans la première de ses Lettres, celle qui s'adresse aux Thessaloniciens, il dit : « Nous avons cependant trouvé l'assurance qu'il fallait pour vous annoncer, au prix de grandes luttes, l'Evangile de Dieu... Jamais, vous le savez, nous n'avons eu un mot de flatterie » (1 Th 2, 2.5). Il considérait que la vérité était trop grande pour être disposé à la sacrifier en vue d'un succès extérieur. La vérité dont il avait fait l'expérience dans la rencontre avec le Ressuscité méritait pour lui la lutte, la persécution, la souffrance. Mais ce qui le motivait au plus profond, était d'être aimé par Jésus Christ et le désir de transmettre cet amour aux autres. Paul était un homme capable d'aimer, et toute son &#339;uvre et sa souffrance ne s'expliquent qu'à partir de ce centre. Les concepts de base de son annonce se comprennent uniquement à partir de celui-ci. Prenons seulement l'une de ses paroles-clés : la liberté. L'expérience d'être aimé jusqu'au bout par le Christ lui avait ouvert les yeux sur la vérité et sur la voie de l'existence humaine - cette expérience embrassait tout. Paul était libre comme un homme aimé par Dieu qui, en vertu de Dieu, était en mesure d'aimer avec Lui. Cet amour est à présent la « loi » de sa vie et il en ait précisément ainsi de la liberté de sa vie. Il parle et agit, mû par la responsabilité de la liberté de l'amour. Liberté et responsabilité sont liées ici de manière inséparable. Se trouvant dans la responsabilité de l'amour, il est libre ; étant quelqu'un qui aime, il vit totalement dans la responsabilité de cet amour et ne prend pas la liberté comme prétexte pour l'arbitraire et l'égoïsme. C'est dans le même esprit qu'Augustin a formulé la phrase devenue ensuite célèbre : Dilige et quod vis fac (Tract. in 1Jo 7, 7-8) - aime et fais ce que tu veux. Celui qui aime le Christ comme Paul l'a aimé peut vraiment faire ce qu'il veut, car son amour est uni à la volonté du Christ et donc à la volonté de Dieu ; car sa volonté est ancrée à la vérité et parce que sa volonté n'est plus simplement sa volonté, arbitre du moi autonome, mais qu'elle est intégrée dans la liberté de Dieu et apprend de celle-ci le chemin à parcourir.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans la recherche du caractère intérieur de saint Paul je voudrais, en deuxième lieu, rappeler la parole que le Christ ressuscité lui adressa sur la route de Damas. Le Seigneur lui demande d'abord : « Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ? ». A la question : « Qui es-tu, Seigneur ? », est donnée la réponse : « Je suis Jésus, celui que tu persécutes (Ac 9, 4). En persécutant l'Eglise, Paul persécute Jésus lui-même : « Tu me persécutes ». Jésus s'identifie avec l'Eglise en un seul sujet. Dans cette exclamation du Ressuscité, qui transforma la vie de Saul, est au fond désormais contenue toute la doctrine sur l'Eglise comme Corps du Christ. Le Christ ne s'est pas retiré au ciel, en laissant sur la terre une foule de fidèles qui soutiennent « sa cause ». L'Eglise n'est pas une association qui veut promouvoir une certaine cause. Dans celle-ci, il ne s'agit pas d'une cause. Dans celle-ci il s'agit de la personne de Jésus Christ, qui également en tant que Ressuscité est resté « chair ». Il a la « chair et les os » (Lc 24, 39), c'est ce qu'affirme le Ressuscité dans Luc, devant les disciples qui l'avaient pris pour un fantôme. Il a un corps. Il est personnellement présent dans son Eglise, « Tête et Corps » forment un unique sujet dira saint Augustin. « Ne le savez-vous pas ? Vos corps sont les membres du Christ », écrit Paul aux Corinthiens (1 Co 6, 15). Et il ajoute : de même que, selon le Livre de la Genèse, l'homme et la femme deviennent une seule chair, ainsi le Christ devient un seul esprit avec les siens, c'est-à-dire un unique sujet dans le monde nouveau de la résurrection (cf. 1 Co 6, 16sq). Dans tout cela transparaît le mystère eucharistique, dans lequel l'Eglise donne sans cesse son Corps et fait de nous son Corps : « Le pain que nous rompons, n'est-il pas communion au corps du Christ ? Puisqu'il y a un seul pain, la multitude que nous sommes est un seul corps, car nous avons tous part à un seul pain » (1 Co 10, 16sq). En ce moment, ce n'est pas seulement Paul, mais le Seigneur lui-même qui s'adresse à nous : Comment avez-vous pu laisser déchirer mon Corps ? Devant le visage du Christ, cette parole devient dans le même temps une question urgente : Réunis-nous tous hors de toute division. Fais qu'aujourd'hui cela devienne à nouveau la réalité : Il y a un unique pain, et donc, bien qu'étant nombreux, nous sommes un unique corps. Pour Paul, la parole sur l'Eglise comme Corps du Christ n'est pas une comparaison quelconque. Elle va bien au-delà d'une comparaison : « Pourquoi me persécutes-tu ? » Le Christ nous attire sans cesse dans son Corps à partir du centre eucharistique, qui pour Paul est le centre de l'existence chrétienne, en vertu duquel tous, ainsi que chaque individu, peuvent faire de manière personnelle l'expérience suivante : Il m'a aimé et s'est donné lui-même pour moi.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je voudrais conclure par l'une des dernières paroles de saint Paul, une exhortation à Timothée de la prison, face à la mort : « Prends ta part de souffrance pour l'annonce de l'Evangile », dit l'apôtre à son disciple (2 Tm 1, 8). Cette parole, qui se trouve à la fin des chemins parcourus par l'apôtre, comme un testament renvoie en arrière, au début de sa mission. Alors qu'après sa rencontre avec le Ressuscité, Paul, aveugle, se trouvait dans sa maison de Damas, Ananie reçut le mandat d'aller chez le persécuteur craint et de lui imposer les mains, pour qu'il retrouve la vue. A Ananie, qui objectait que ce Saul était un dangereux persécuteur des chrétiens, il fut répondu : Cet homme doit faire parvenir mon nom auprès des peuples et des rois. « Et moi, je lui ferai découvrir tout ce qu'il lui faudra souffrir pour mon Nom » (Ac 9, 15sq). La charge de l'annonce et l'appel à la souffrance pour le Christ vont de pair inséparablement. L'appel à devenir le maître des nations est dans le même temps et intrinsèquement un appel à la souffrance dans la communion avec le Christ, qui nous a rachetés à travers sa Passion. Dans un monde où le mensonge est puissant, la vérité se paye par la souffrance. Celui qui veut éviter la souffrance, la garder loin de lui, garde loin de lui la vie elle-même et sa grandeur ; il ne peut pas être un serviteur de la vérité et donc un serviteur de la foi. Il n'y a pas d'amour sans souffrance - sans la souffrance du renoncement à soi-même, de la transformation et de la purification du moi pour la véritable liberté. Là où il n'y a rien qui vaille la peine de souffrir, la vie elle-même perd sa valeur. L'Eucharistie - le centre de notre être chrétiens - se fonde sur le sacrifice de Jésus pour nous, elle est née de la souffrance de l'amour, qui a atteint son sommet dans la Croix. Nous vivons de cet amour qui se donne. Il nous donne le courage et la force de souffrir avec le Christ et pour Lui dans ce monde, en sachant que précisément ainsi notre vie devient grande, mûre et véritable. A la lumière de toutes les lettres de saint Paul, nous voyons que sur son chemin de maître des nations s'est accomplie la prophétie faite à Ananie à l'heure de l'appel : « Et moi je lui ferai découvrir tout ce qu'il lui faudra souffrir pour mon Nom ». Sa souffrance le rend crédible comme maître de vérité, qui ne cherche pas son propre profit, sa propre gloire, la satisfaction personnelle, mais qui s'engage pour Celui qui nous a aimés et qui s'est donné lui-même pour nous tous.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En cette heure, nous rendons grâce au Seigneur, car il a appelé Paul, le rendant lumière des nations et notre maître à tous, et nous le prions : « Donne-nous aujourd'hui aussi des témoins de la résurrection, touchés par ton amour et capables d'apporter la lumière de l'Evangile dans notre temps. Saint Paul, prie pour nous ! Amen.&lt;/p&gt;</description>
		<author></author>
		<dc:date>2008-07-01T12:00:42Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator></dc:creator>
		

		</item>
	
	
		
		<item>
		<title>Les radios chrétiennes participent à la mission de l'Eglise et à sa visibilité</title>
		<link>http://www.generation-benoitxvi.com/Les-radios-chretiennes-participent.html</link>
		<date>2008-06-25 09:03:24</date>
		<description>&lt;img src=&quot;http://www.generation-benoitxvi.com/IMG/arton478.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align='right' width=&quot;225&quot; height=&quot;270&quot; style='border-width: 0px;' class='spip_logos' /&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
Rome (Agence Fides) - « Chers amis, quand vous travaillez dans les stations de radios catholiques, vous êtes au service du Verbe. Les paroles que vous transmettez chaque jour sont un écho du Verbe Eternel qui s'est fait chair. Vos paroles porteront des fruits seulement dans la mesure où elles servent le Verbe Eternel, Jésus-Christ ». C'est ce qu'a déclaré le pape Benoît XVI aux membres du Congrès international des responsables des radios catholiques, reçus en audience le 20 juin. Ce congrès, organisé par le Conseil pontifical des communications sociales, a porté sur le thème suivant : « L'identité et la mission des Radios catholiques aujourd'hui. De la pensée sur l'homme, à une information au service de la personne. »&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au début de son discours, le Saint-Père a déclaré : « Les nombreuses et différentes formes de communication avec lesquelles nous avons tous à faire, manifestent avec une clarté évidente comment l'homme, dans sa structure anthropologique essentielle, est constitué pour entrer en relation avec l'autre. Il le fait surtout par le moyen de la parole. »&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le Saint-Père a ensuite invité les opérateurs des radios catholiques à ne pas se décourager dans leur travail quotidien :
&lt;blockquote class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;« Les paroles que vous transmettez atteignent d'innombrables personnes, dont plusieurs sont seules, et reçoivent votre parole comme un don consolateur, alors que d'autres sont curieuses et intéressés par ce qu'elles entendent, d'autres encore ne vont jamais à l'église parce qu'ils appartiennent à une autre religion, ou même à aucune, et d'autres encore qui n'ont jamais entendu le nom de Jésus-Christ ; mais, grâce à votre service, ils écoutent pour la première fois les paroles du salut. Ce travail de semailles patientes, fait jour après jour, heure après heure, est votre manière de coopérer à la mission catholique. »&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Parmi les nombreuses formes de communication qui existent aujourd'hui, qui « peuvent être un don de Dieu au service du développement de la personne humaine et de l'humanité tout entière », la radio occupe une place particulière dans la mesure où « elle propose une proximité et une écoute de la parole et de la musique, pour informer et pour détendre, pour annoncer et pour dénoncer, mais toujours dans le respect de la réalité, et dans une perspective claire d'éducation à la vérité et à l'espérance. Jésus-Christ nous donne en effet la Vérité sur l'homme et la vérité pour l'homme, et, à partir de cette vérité, une espérance pour le présent et pour l'avenir des personnes et du monde ».&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Nouvelle culture&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Puis le Saint-Père a souligné la nécessité d'intégrer le message chrétien dans la « nouvelle culture » créée par la communication moderne : « Par ce lien avec la parole, la Radio participe à la Mission de l'Eglise et à sa visibilité, mais engendre aussi une nouveau mode de vivre, d'être, et de faire l'Eglise : elle comprend des enjeux ecclésiologiques et pastoraux. Il est important de rendre attrayante la Parole de Dieu, en lui donnant corps par vos réalisations et par vos émissions, pur toucher le c&#339;ur des hommes et des femmes de notre époque, et pour participer aux transformations de la vie de nos contemporains ».&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au terme de son discours, le Saint-Père a montré que le réseau des radios catholiques « peuvent représenter, dès à présent, un petit écho, mais un écho concret dans le monde, de ce réseau d'amitié que la présence du Christ Ressuscité &quot;Dieu-avec-nous&quot;, a inauguré entre le ciel et la terre, et entre les hommes de tous les continents et de toutes les époques. De cette manière, votre travail lui-même s'inscrira à plein titre dans la mission de l'Eglise, que je vous invite à aimer profondément. En aidant le c&#339;ur de chaque homme à s'ouvrir au Christ, vous aiderez le monde à s'ouvrir à l'espérance, et à s'ouvrir en grand à cette civilisation de la vérité et de l'amour, qui est le fruit le plus éloquent de sa présence parmi nous ».&lt;/p&gt;</description>
		<author></author>
		<dc:date>2008-06-25T07:03:24Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator></dc:creator>
		

		</item>
	
	
		
		<item>
		<title>L'actualité de Benoît XVI</title>
		<link>http://www.generation-benoitxvi.com/L-actualite-de-Benoit-XVI.html</link>
		<date>2008-06-11 11:17:01</date>
		<description></description>
		<author>Philippe</author>
		<dc:date>2008-06-11T09:17:01Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Philippe</dc:creator>
		

		</item>
	
	
		
		<item>
		<title>Le rôle capital de la philosophie</title>
		<link>http://www.generation-benoitxvi.com/Le-role-capital-de-la-philosophie.html</link>
		<date>2008-06-11 09:35:40</date>
		<description>&lt;img src=&quot;http://www.generation-benoitxvi.com/IMG/arton474.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align='right' width=&quot;266&quot; height=&quot;400&quot; style='border-width: 0px;' class='spip_logos' /&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
Monsieur le cardinal,&lt;bR&gt;
Vénérés frères dans l'épiscopat et dans le sacerdoce,&lt;bR&gt;
Chers professeurs,&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C'est pour moi un motif de grande joie de vous rencontrer à l'occasion du VIe Symposium européen des professeurs universitaires sur le thème : « Elargir les horizons de la rationalité. Perspectives pour la philosophie », promu par des professeurs des universités de Rome et organisé par le bureau pour la pastorale universitaire du vicariat de Rome en collaboration avec les institutions régionales, provinciales et de la mairie de Rome. Je remercie Monsieur le cardinal Camillo Ruini et M. le Professeur Cesare Mirabelli, qui se sont faits les interprètes de vos sentiments, et j'adresse à toutes les personnes présentes ma cordiale bienvenue.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;&quot;Elargir les horizons de la rationalité&quot;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans la continuité de la rencontre européenne des professeurs universitaires de l'année dernière, votre symposium aborde un sujet d'une grande importance académique et culturelle. Je souhaite exprimer ma reconnaissance au comité organisateur pour ce choix qui nous permet, entre autre, de célébrer le dixième anniversaire de la publication de la Lettre encyclique &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Fides et Ratio&lt;/i&gt; de mon bien-aimé prédécesseur, le pape Jean-Paul II.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;A cette occasion déjà, cinquante professeurs de philosophie des universités de Rome, publiques et pontificales, manifestèrent leur reconnaissance au Pape par une déclaration dans laquelle était répétée l'urgence de la relance des études de philosophie dans les universités et dans les écoles. Partageant cette préoccupation et encourageant la collaboration fructueuse entre les professeurs de différentes universités, romaines et européennes, je souhaite adresser aux professeurs de philosophie une invitation particulière à poursuivre avec confiance la recherche philosophique en investissant leurs énergies intellectuelles et en impliquant les nouvelles générations dans cette tâche.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Sortir la philosophie de son autosuffisance&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les événements qui se sont succédé au cours des dix années qui ont suivi la publication de l'encyclique ont fortement mis en évidence le scénario historique et culturel dans lequel la recherche philosophique est appelée à avancer. En effet, la crise de la modernité n'est pas synonyme de déclin de la philosophie ; la philosophie doit même s'engager dans un nouvel itinéraire de recherche pour comprendre la vraie nature de cette crise (cf. &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Discours aux participants à la rencontre européenne des professeurs d'université du 23 juin 2007&lt;/i&gt;) et identifier des perspectives nouvelles vers lesquelles s'orienter. La modernité, si elle est bien comprise, révèle une « question anthropologique » qui se présente de manière beaucoup plus complexe et articulée que dans les réflexions philosophiques des siècles derniers, surtout en Europe. Sans réduire les tentatives déjà faites, il reste encore beaucoup de recherche à faire et beaucoup de choses à comprendre.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La modernité n'est pas un simple phénomène culturel, daté historiquement ; elle implique en réalité une nouvelle perspective d'avenir, une compréhension plus exacte de la nature humaine. Il n'est pas difficile de tirer des écrits de penseurs contemporains remarquables une réflexion honnête sur les difficultés qui s'opposent à la résolution de cette crise prolongée. Le crédit que certains auteurs accordent à certaines religions et, en particulier, au christianisme, est un signe évident du désir sincère de faire sortir la réflexion philosophique de son autosuffisance.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Depuis le début de mon pontificat, j'ai écouté avec attention les demandes qui m'arrivent d'hommes et de femmes de notre époque et, à la lumière de ces attentes, j'ai voulu offrir une proposition de recherche qui, me semble-t-il, peut susciter de l'intérêt pour la relance de la philosophie et de son rôle irremplaçable au sein du monde académique et culturel.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;&quot;Contre les dieux des religions, pour le Dieu des philosophes&quot;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Vous en avez fait un objet de réflexion de votre symposium : c'est la proposition d'« élargir les horizons de la rationalité ». Cela me permet de m'arrêter sur cette proposition avec vous, comme entre des amis qui désirent poursuivre un itinéraire de recherche commun. Je voudrais partir d'une conviction profonde, que j'ai souvent exprimée : « La foi chrétienne a fait un choix clair : contre les dieux de la religion pour le Dieu des philosophes, ce qui revient à dire contre le mythe de la seule tradition pour la vérité de l'être » (J. Ratzinger, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Introduction au christianisme&lt;/i&gt;, ch.3). Cette affirmation, qui reflète le parcours du christianisme depuis ses premières lueurs, se révèle pleinement actuelle dans le contexte historique et culturel que nous vivons. Ce n'est, en effet, qu'à partir de cette prémisse, qui est en même temps historique et théologique, qu'il est possible de répondre aux nouvelles attentes de la réflexion philosophique. Le risque que la religion, y compris la religion chrétienne, soit instrumentalisée comme phénomène subreptice est très présent, même aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mais le christianisme, comme je l'ai rappelé dans l'encyclique &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Spe salvi&lt;/i&gt; n'est pas seulement un message informatif, mais un message performatif (cf. n. 2). Cela signifie que depuis toujours la foi chrétienne ne peut pas être renfermée dans le monde abstrait des théories, mais doit s'inscrire dans une expérience historique concrète qui atteint l'homme dans la vérité la plus profonde de son existence. Cette expérience conditionnée par les nouvelles situations culturelles et idéologiques, est le lieu que la recherche théologique doit analyser et à propos duquel il est urgent de nouer un dialogue fécond avec la philosophie.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Pour un nouveau dialogue foi et raison&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Si, d'un côté, la compréhension du christianisme comme transformation réelle de l'existence de l'homme, pousse la réflexion philosophique à faire une nouvelle approche de la religion, de l'autre, elle l'encourage à ne jamais perdre la confiance de pouvoir connaître la réalité. La proposition d'« élargir les horizons de la rationalité » ne doit donc pas simplement être envisagée comme une nouvelle orientation de la pensée théologique et philosophique, mais comme la requête d'une nouvelle ouverture à l'égard de la réalité à laquelle la personne humaine est appelée dans son uni-totalité, en dépassant les anciens préjugés et les simplifications, pour s'ouvrir ainsi également la route vers une véritable compréhension de la modernité.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le désir d'une plénitude d'humanité ne peut pas être déçu : il attend des réponses adaptées. La foi chrétienne est appelée à prendre en charge cette urgence historique, en impliquant tous les hommes de bonne volonté dans une entreprise semblable. Le nouveau dialogue entre foi et raison, requis aujourd'hui, ne peut pas avoir lieu dans les termes et de la manière dont il a eu lieu par le passé. S'il ne veut pas se réduire à un exercice intellectuel stérile, il doit partir de la situation concrète de l'homme, et il doit développer à partir de cette situation une réflexion qui en recueille la vérité ontologique et métaphysique.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Encourager les études philosophiques&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Chers amis, vous avez devant vous un chemin très exigeant. Il est tout d'abord nécessaire de promouvoir des centres universitaires de haut niveau, où la philosophie puisse dialoguer avec les autres disciplines, en particulier avec la théologie en favorisant de nouvelles synthèses culturelles adaptées pour orienter le chemin de la société. La dimension européenne de votre réunion à Rome, - vous provenez en effet de 26 pays - peut favoriser une confrontation et un échange assurément fructueux. Je suis certain que les institutions académiques catholiques seront disponibles pour la réalisation de véritables laboratoires culturels. Je souhaite également vous inviter à encourager les jeunes à s'engager dans les études philosophiques, en favorisant des initiatives d'orientation opportunes. Je suis assuré que les nouvelles générations, avec leur enthousiasme, sauront répondre avec générosité aux attentes de l'Eglise et de la société.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans quelques jours, j'aurai la joie d'inaugurer l'Année Saint-Paul, durant laquelle nous célébrerons l'Apôtre des Nations : je souhaite que cette singulière initiative constitue pour vous tous une occasion propice pour redécouvrir, sur les traces du grand Apôtre, la fécondité historique de l'Evangile et ses extraordinaires potentialités également pour la culture contemporaine. Avec ce souhait, je vous donne à tous ma Bénédiction.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Benedictus pp XVI&lt;/strong&gt;
&lt;bR&gt;
&lt;br&gt;
&lt;bR&gt;
&lt;bR&gt;&lt;/p&gt;</description>
		<author></author>
		<dc:date>2008-06-11T07:35:40Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator></dc:creator>
		

		</item>
	
	
		
		<item>
		<title>Encyclique sociale : les raisons d'un retard</title>
		<link>http://www.generation-benoitxvi.com/Encyclique-sociale-les-raisons-d.html</link>
		<date>2008-06-11 07:58:00</date>
		<description>&lt;img src=&quot;http://www.generation-benoitxvi.com/IMG/arton475.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align='right' width=&quot;200&quot; height=&quot;91&quot; style='border-width: 0px;' class='spip_logos' /&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
Annoncée pour le printemps, la troisième encyclique ne sera sans doute publiée qu'à l'automne, voire plus tard. Pourquoi ce report ? Explications du cardinal Tarcisio Bertone à l'agence Apcom. Le pape ne « veut pas répéter des lieux communs de la doctrine sociale de l'Église mais veut apporter quelques éléments originaux, conformément aux défis de l'époque » explique le cardinal secrétaire d'État, qui évoque la globalisation, la crise alimentaire, les changements climatiques. Cette encyclique, qui « donne beaucoup de travail » devra être largement diffusée (d'où également les problèmes de traduction), mais aussi se « traduire par des attitudes concrètes ».&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Quant au titre de l'encyclique, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Caritas in Veritate&lt;/i&gt;, celui-ci reste une « hypothèse » : « Pour l'instant c'est une hypothèse. Je ne veux pas dire que le titre sera sûrement celui-là, probablement oui et pour l'instant cette idée persiste, mais ensuite une autre inspiration peut venir ».&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le bruit courait que les raisons du retard de la future encyclique venaient des difficultés de traduction notamment en... chinois. Implicitement, le cardinal suggère que le vrai problème est ailleurs, et pas seulement à cause de tiraillements internes entre sensibilités rivales. Le pape n'ignore rien de celles-ci, et il a montré qu'en homme de dialogue, il savait dépasser les clivages en se situant au bon niveau, sans céder à aucune pression. Quand le cardinal dit que Benoît XVI ne veut pas « répéter des généralités » mais apporter des « éléments originaux » en réponse aux grandes questions d'actualité, cela peut signifier que sur ces questions qui l'intéressent vraiment, et sur lesquelles il semble avoir des idées assez peu conservatrices, le pape est en train de défricher un terrain nouveau que la doctrine sociale de l'Église n'avait jusqu'à présent guère traité au fond.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le monde a évidemment besoin d'être éclairé sur un ensemble de questions nouvelles, et l'Église a toujours su les affronter (res novae), mais à son rythme. Comme les réponses sont à inventer, certes à partir du substrat traditionnel de la doctrine sociale de l'Église et que la parole de l'Église ne peut pas être prononcée à la légère et doit revêtir une portée universelle, il faut évidement du temps et de nombreuses consultations pour la formuler.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'encyclique pourrait être plus fondamentale qu'on ne l'avait d'abord imaginé. Benoît XVI est peut-être entrain de préparer, une nouvelle encyclique &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Rerum novarum&lt;/i&gt;. L'encyclique de Léon XIII fut, en son temps, novatrice et provocatrice avant de devenir la référence de tous les textes suivants. À l'époque, elle avait « changé la donne » et sorti la grande masse des fidèles, du clergé et des évêques, aussi bien des références rurales de l'Ancien Régime et de l'esprit bourgeois conservateur du XIXe siècle. Le pape, dans la ligne de la purification de la foi et de la raison qu'il a entrepris, souhaite probablement que l'Église abandonne les séquelles de l'imprégnation culturelle des grandes idéologies du XIXe et du XXe siècle.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Si c'est le cas, il faut s'attendre à être un peu bousculés par l'encyclique et à devoir consentir, à notre tour, à un travail important pour sa juste assimilation quand elle paraîtra.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;bR&gt;
&lt;bR&gt;&lt;/p&gt;</description>
		<author>Liberté politique</author>
		<dc:date>2008-06-11T05:58:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Liberté politique</dc:creator>
		

		</item>
	
	
		
		<item>
		<title>Message des évêques d'Ile-de-France</title>
		<link>http://www.generation-benoitxvi.com/Message-des-eveques-d-Ile-de.html</link>
		<date>2008-06-05 10:22:00</date>
		<description>&lt;img src=&quot;http://www.generation-benoitxvi.com/IMG/arton476.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align='right' width=&quot;178&quot; height=&quot;251&quot; style='border-width: 0px;' class='spip_logos' /&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
Chers amis,&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le pape Benoît XVI vient en France du vendredi 12 au lundi 15 septembre 2008. C'est un grand honneur pour notre pays, une grande joie pour nous tous catholiques.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Avant de se rendre à Lourdes, en cette année jubilaire des 150 ans des apparitions de Marie à Bernadette, le Pape passera deux jours à Paris.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au c&#339;ur de notre région, nous pourrons le saluer, l'écouter, prier avec lui. Dès le vendredi 12, en fin d'après-midi, nous pourrons nous rassembler sur le trajet de la papamobile sur les quais face à Notre-Dame de Paris. Il sera possible d'y suivre le discours du pape au monde de la culture au Collège des Bernardins, de participer aux vêpres avec les prêtres, diacres, séminaristes, religieux et religieuses réunis dans la cathédrale et de recevoir le message de Benoît XVI aux jeunes à sa sortie de Notre-Dame.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans la matinée du samedi 13, nous nous retrouverons autour du Saint-Père pour une messe solennelle sur l'esplanade des Invalides. Ce sera un grand moment de communion dans la foi. Tous sont invités sans limitation de nombre. Chacun peut venir avec sa paroisse, son mouvement ou individuellement (accès possible par métro et R.E.R. ; renseignements : &lt;a href=&quot;http://www.papeaparis.org&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;www.papeaparis.org&lt;/a&gt;, 01 45 49 67 12).&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Chers amis, préparons-nous à accueillir le Pape. Nous confions le voyage et ses fruits à votre prière, à celle des communautés religieuses, des malades et des personnes âgées.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Vous souhaitant de goûter pendant cet été un peu de repos et de paix, nous demandons à Dieu de vous bénir.
&lt;br&gt;
&lt;bR&gt;
+ André Cardinal VINGT-TROIS, archevêque de Paris&lt;br&gt;
+ Michel SANTIER, évêque de Créteil&lt;br&gt;
+ Michel DUBOST, évêque d'Evry-Corbeil-Essonnes&lt;br&gt;
+ Albert-Marie de MONLÉON, évêque de Meaux&lt;br&gt;
+ Gérard DAUCOURT, évêque de Nanterre&lt;br&gt;
+ Jean-Yves RIOCREUX, évêque de Pontoise&lt;br&gt;
+ Olivier de BERRANGER, évêque de Saint-Denis&lt;br&gt;
+ Eric AUMONIER, évêque de Versailles&lt;br&gt;
+ Patrick LE GAL, évêque aux Armées&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;bR&gt;
&lt;br&gt;
&lt;bR&gt;
&lt;bR&gt;&lt;/p&gt;</description>
		<author>Philippe</author>
		<dc:date>2008-06-05T08:22:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Philippe</dc:creator>
		

		</item>
	
	
	

</channel>

</rss>
